LE SENTIER DE RANDONNEE





Une randonnée originale sur les traces
d'un film exceptionnel en NESTE BARONNIES




Des décors naturels sauvages à souhait !

  En l'an 2000 Christophe GANS réalisait dans la montagne des BARONNIES, dans les HAUTES PYRENEES, le film "Le Pacte des Loups", comptant parmi les plus importants budgets du cinéma français. Il reprend l'histoire ou la légende de la Bête du GEVAUDAN ; monstre réel et mythique qui dévora au 18° siècle plus d'une centaine de personnes avant d'être abattu dans des circonstances mystérieuses. Un film grand spectacle qui regroupe de nombreux acteurs tels que Samuel LE BIHAN, Marc DACASCOS, Monica BELLUCCI, Vincent CASSEL, Jean YANNE, Emilie DEQUENNE, Jérémie RENIER ... et la louve TOUNDRA.

   Bernard SAVIN PASCAUD, bigourdan et directeur casting figuration a montré au réalisateur ces paysages sauvages à souhait. Ces espaces se trouvent sur le territoire de la Communauté de Communes NESTE BARONNIES, entre 800 et 1300 mètres d'altitude où de vastes prairies cernées par de grandes forêts alternent avec des cols s'ouvrant en belles perspectives sur des versants boisés ou de grandes falaises calcaires. Des lieux préservés, pourtant marqués par la présence de l'homme mais ne souffrant d'aucune pollution visuelle ou autre.

   Pendant plusieurs semaines (du 12 mars au 22 avril et une semaine fin juillet), c'est une équipe de près de 250 techniciens et de plus de 350 figurants qui a tourné dans des conditions pas toujours faciles. Un évènement sans précédent qui n'a pourtant laissé aucune trace dans la montagne.
La Communauté de Communes NESTE BARONNIES, qui avait accueilli le tournage de ce film, a souhaité créér un sentier de randonnées autour des lieux de tournage de façon à faire découvrir les décors naturels utilisés par la production mais aussi et surtout ces paysages préservés et méconnus.


Informations techniques :


. Départ : prairie du Pla du Moula (devant le panneau d'information),

. Longueur : le parcours, sans grande difficulté, est de long de 9.5 kilomètres,

. Durée : elle est estimée entre 3 et 4 heures.

. Balisage : détail emprunté au film. Les balises représentent une tête de loup jaune sur fond bleu.     
Un oeil de loup indique les lieux de tournage.

. Accès en voiture :
- Depuis le village d'ESPARROS, prendre la direction "Le Moula" à la salle des fêtes, montée d'environ 4 kilomètres et arrivée et stationnement sur la prairie du Pla du Moula.
- Depuis le Col de Coupe (D. 26) prendre la piste forestière sur environ 4 kilomètres jusqu'à la prairie du Pla du Moula.


IMPORTANT :
Respectez cet espace montagnard


ATTENTION :
Les chiens sont interdits sur tout le territoire du 1° avril au 15 novembre
pour des raisons de sécurité et de quiétude des troupeaux.





 Topo Guide à imprimer





  Départ devant le panneau d'information à la prairie du Pla du Moula :

  Cette très belle prairie cernée de forêts représente dans le film l'arrivée des deux héros, Mani et Grégoire de FRONSAC, dans le GEVAUDAN. Là, face aux montagnes, ils seront accueillis par un loup blanc au pied d'un calvaire reconstitué (il n'y avait pas eu de loup dans cette montagne depuis le 19° siècle). C'est aussi là, sous les grands sapins, sur un sol gorgé d'eau et sous une pluie artificielle, que les deux héros en question vont avoir maille à partir avec des soudards déguisés en femmes (la bête attaquait plutôt les femmes). Un magnifique combat réglé comme un ballet par le maître de HONG KONG, Philippe KWOG. Imaginez des dizaines de milliers de litres d'eau déversés par des lances à incendie, un sol détrempé, le froid et le brouillard et vous êtes en pleine condition de tournage. Cette prairie est un vaste espace pastoral qui accueille l'été des troupeaux issus des villages voisins.



Dès lors, vous partez sur les traces du tournage en suivant les balises.

  On s'engage sur une piste forestière créée dans les années 1970 pour désenclaver la montagne, c'est aussi la présence de cette piste qui a permis le tournage, tous les lieux de tournages étant accessibles : des bus transportant les figurants, des camions acheminant le matériel ou des loups, des allées et venues incessantes de voitures, de quads et même un camion citerne ; jamais cette route n'avait vu autant de circulation. Maintenant, le calme revenu, cheminer en longeant les plantations de sapins douglas puis prendre sur la gauche un sentier escarpé sur les premiers mètres. Il est utilisé depuis des siècles par les troupeaux et les hommes. On monte le long de "l'escala" (l'echelle) pour accéder à la Haute Montagne des Baronnies.

   Après un passage en crête, redescendre vers le Col des ARES et le Col des ESTRETS. Prendre à gauche la piste retrouvée et l'emprunter sur 1.5 kilomètre pour aboutir au magnifique Col de OUEIL LUZENT. A l'est, la vallée de NESTE et la falaise de PENE HAUTE ; au sud le massif du BASSIA et la forêt de TIRE MOUREOU ; à l'ouest le Casque du LHERIS et la montagne de BILLEXTE avec au pied la Gourgue d'ASQUE et les sources de l'ARROS ; au nord les falaises de SARRAMERE. C'est là que les premières images du film ont été réalisées. L'attaque de la bergère a nécessité la création de 4 faux énormes rochers en résine, des plans en hélicoptères télécommandés, une cascadeuse secouée par une machine infernale ou chutant au travers de faux rochers... La violence de cette scène tranche avec la réalité sereine des lieux.

   Ce secteur est exploité à des fins sylvicoles et pastorales. Ces lieux ont jadis connu une grande activité : des mines de fer étaient exploitées depuis l'époque gallo - romaine ; en témoignent les mines effondrées et des autels votifs dédiés à des divinités montagnardes (ageion bassiarus). Une industrie s'était aussi développée autour des ressources montagnardes (fabrication du chaton, fours de verriers, forge catalane...). Cet espace était vital pour une société montagnarde qui s'est longtemps battu pour garder des droits perdus paradoxalement après la Révolution.

  
Suivre les balises vers le nord, passage vers la cabane de OUEIL LUZENT et accès à la crête de SARRAMERE avec de magnifiques points de vue sur le Casque de LHERIS (montagne emblématique du film) et des passages parmi des excavations, témoignages des anciennes mines. Retour vers le Col des ESTRETS, c'est sur cette portion de prairie que la bergère poursuivie par la bête chute lourdement. Passage au milieu d'un taillis de buis ; arbre emblématique des Baronnies, travaillé encore aujourd'hui par les tourneurs de bois et jadis par les fabricants de cuillères ou autres ustensiles (des villages des Baronnies portent des sobriquets liés à cette activité).

  
Retour sur la piste que l'on prend sur la gauche, face à la magnifique falaise "la spugue de las ares", la grande grotte sert d'abri aux troupeaux. Plus haut sur la crête, la bergère attaquée et piégée s'est penchée vers le vide vertigineux...


   Suivre la piste jusqu'à un replat avec une magnifique vue sur le massif du BASSIA, puis quitter la piste en prenant à droite un sentier en sous-bois. Là, sous la belle forêt de hêtres aux troncs élancés, un petit cirque naturel formé d'affleurements calcaires fut propice à un guet-apens cinématographique où des dizaines de loups furent massacrés... fictivement par des figurants bien locaux. En effet, lors du tournage, le réalisateur a reconstitué une grande battue où des dizaines de loups furent tués. Les images sont saisissantes de réalité et bien sûr aucun animal ne fut blessé par les fausses balles des chasseurs lors du tournage. Il faut imaginer ces scènes d'un autre temps : les clameurs, les hurlements... entendre là un loup hurler sous les grands arbres est saisissant et nous replonge 200 ans en arrière.

   On sort du bois pour accéder au Col de COURADABAT. Ce petit col a accueilli pendant plus de 3 semaines la plus grande battue jamais organisée dans les BARONNIES et l'une des scènes principales du film, représentant la grande battue organisée dans le GEVAUDAN. Une logistique folle : plus de 250 techniciens, près de 350 figurants, des stars du cinéma, des journalistes et des télévisions, des chevaux, des chiens et des loups... Tout cela en même temps sur ce petit col transformé en lieu de chasse et de bagarre dans des conditions météo parfois apocalyptiques. Et pourtant il n'en reste plus aucune trace ; seuls l'imagination et le souvenir de revoir Mani l'indien se battre contre des miliciens aux drôles d'armes ou imaginer toute la vie propre à une battue au 18° siècle. Puis, la boucle se termine en suivant les balises, en plongeant au sein du vallon au travers des estives pour redescendre rapidement vers le point de départ, la tête emplie d'images de ces décors naturels et sauvages à souhait.





  La montagne des BARONNIES se trouve sur la commune d'ESPARROS ; il s'agit d'un vaste espace montagnard composé de la Basse et Haute Montagne des BARONNIES, une montagne à l'échelle humaine et facile d'accès.

  La Basse Montagne des BARONNIES : de 534 mètres à 1217 mètres d'altitude elle a une superficie de 1572 hectares. C'est une zone de transition entre les villages du piémont et la moyenne montagne. Cadastrée à ESPARROS, elle est la propriété de 4 communes : ARRODETS, ESPARROS, LABASTIDE et LABORDE. Elle est gérée par une Commission Syndicale formée de 12 élus des 4 villages.

  La Haute Montagne des BARONNIES : plus élevée culmine à 1921 mètres d'altitude au Signal du Bassia et s'étend sur 836 hectares. C'est un territoire privé appartenant en indivis à environ 150 propriétaires issus pour la plupart des 4 communes déjà citées. La Haute Montagne des BARONNIES est administrée par un Groupement Forestier et Pastoral.




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